Lean management

L’ADIV en appui technique à BG Appro, la filiale de Buffalo Grill

 

L’ADIV a apporté début 2015 un appui technique à la société BG APPRO, la filiale industrielle du groupe Buffalo Grill, pour le réaménagement de son atelier de piéçage et de conditionnement de viande de Bondoufle (91) selon les méthodes du Lean Management. Une intervention qui a permis l’amélioration des performances industrielles globales et le bien-être des opérateurs.

La société BG Appro implantée à Bondoufle (91) dispose d’une unité de production de 8 500 m2 dédiée à l’approvisionnement des restaurants du groupe. Elle se décompose en deux ateliers, l’un spécialisé dans la produc­tion de viandes piéçées, calibrées et condi­tionnées sous vide livrées aux restaurants et l’autre à la gestion des produits de négoces (produits alimentaires, fournitures, consom­mables…). «En 2014, nous avons décidé de renouveler les équipements de condition­nement et de pesée dans notre atelier de viande », précise Hervé Bourrachot, le direc­teur du site de BG Appro. «Cela nécessitait un réaménagement des process et des opé­rations unitaires. Nous avons décidé de nous rapprocher d’un prestataire spécialisé dans la viande comme l’ADIV pour nous conseiller dans la mise en place de ces machines et  nous aider à améliorer et optimiser le fonc­tionnement de notre unité de production.»

Le souhait de l’entreprise était que l’ADIV identifie les points à améliorer en termes de flux (des produits comme des opérateurs), d’ergonomie, d’agencement des postes de travail et d’optimisation des process, notam­ment l’adéquation des équipements avec les besoins de production et le pilotage du fonc­tionnement de l’atelier ; puis qu’elle propose des solutions concrètes à mettre en œuvre et mette en place des indicateurs de perfor­mance pour pouvoir suivre les évolutions et améliorations entreprises dans l’atelier. « Notre objectif principal était donc d’amé­liorer la fluidité des opérations, l’ergonomie des postes mais aussi la qualité de la viande et le rendement matière avant même l’amé­lioration de la productivité du travail», pré­cise Hervé Bourrachot.

"UN ATELIER DE PRODUCTION PLUS FLUIDE ET PLUS AÉRÉ"

«Nous avons eu une première réunion au cours de laquelle j’ai détaillé notre projet d’investissement, afin que l’ADIV nous oriente dans notre choix de matériel», pour­suit le directeur du site. Le responsable de la ligne d’activité Pré-ingénierie de l’ADIV, Sylvain Labayle, associé à Matthieu Alric, chargé d’études, Docteur Ingénieur en Génie Mécanique et Christophe Chenille, technicien expert métier du travail des viandes fraîches, sont ensuite venus, fin 2014, réaliser un au­dit du fonctionnement de l’atelier. Ils ont analysé l’ensemble des opérations unitaires, de la réception des matières premières jusqu’à la préparation de commandes, en passant par le stockage : dépalettisation, tranchage, étiquetage, remise en bac, etc. «Puis l’ADIV nous a exposé son diagnostic et nous a proposé des pistes concrètes d’amélioration en matière de réaménage­ment de lignes ou encore de stockage dy­namique», reprend M.Bourrachot. «Nous avons ensuite travaillé ensemble, l’équipe de l’ADIV, le chef de production, les respon­sables d’ateliers et moi-même pour engager  les aménagements nécessaires, qui ont été achevés fin février 2015.» Le directeur de BG Appro tire un bilan « très positif » de cette intervention. « Nous avons opéré de nombreux aménagements dans l’atelier sur les opérations unitaires, l’orga­nisation du travail mais aussi les process et l’ergonomie. Les opérateurs peinent moins car ils ont moins besoin de se déplacer, de se baisser ou d’aller chercher des objets en hauteur. De manière générale, les opérations sont plus fluides et l’atelier plus aéré ».

La ligne de production de côtes de boeuf a été entièrement repensée de manière à amélio­rer le bien-être au travail, mais aussi de res­pecter des délais d’attente favorables pour la qualité de la viande, ou d’améliorer les rendements sur la ligne laser. «Il est appré­ciable d’être conseillé par des spécialistes de la viande à qui l’on n’a pas besoin d’ex­pliquer notre métier et dont ils comprennent les enjeux et les problématiques», conclut Hervé Bourrachot.